Les égarés qui se réclament de l'islam - Les wahhabites sont une secte qui se font appelés à tort des salafites ils sont apparus il y a environ 250 ans en arabie -
Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

SOYEZ EN GARDE ET METTEZ EN GARDE CONTRE LA SECTE DES WAHHABITES

La louange est à Allah le Créateur de l'univers, Lui Qui existe de toute éternité, exempt de début et de fin sans endroit, Celui Qui ne meurt pas et Qui ne s'anéantit pas, Celui Qui est exempt du changement, de l'évolution, des défauts et des imperfections, Rien n'est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit. Que Allah honore davantage le bien-aimé de nos cœurs, notre maître Mouhammad, ainsi que sa famille et ses compagnons et qu'Il préserve sa communauté de ce qu'il craint pour elle.


Allah ta^ala dit dans le Qour’an :

(kountoum khayra 'oummatin 'oukhrijat li n-nas ta'mourouna bi l-ma^rouf wa tanhawna ^ani l-mounkari wa tou'minouna bi l-Lah)

[Sourat 'Ali ^Imran / 110] ce qui signifie : « Vous êtes la meilleure communauté qui ait émergé pour les gens, vous ordonnez le bien et vous interdisez le mal, et vous avez la croyance en Allah ».

 Ainsi parmi les devoirs de la religion il y a le fait d'ordonner le bien et d'interdire le mal.

Musulmans, frères et sœurs, soyez en garde et mettez en garde contre les wahhabites.

Soyez en garde contre un groupe égaré qui a pris pour religion d'attribuer le corps à Allah et de L'assimiler à Ses créatures, qui a pris pour chemin de porter atteinte au Prophète et aux vertueux et qui a pris pour voie de déclarer mécréants les musulmans en les accusant d'être associateurs.

Ce groupe dévié se fait appelé à tort les salafites pour duper les gens mais leur vrai nom est les wahhabites et c'est par ce nom que les savants de l'islam les ont appelé à leur apparition.

[Le terme  salaf désigne en réalité les musulmans des trois premiers siècles car le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

ce qui signifie : " le meilleur des siècle est mon siècle ensuite ceux qui viendront après eux ensuite ceux qui viendront après eux "].

 Le groupe des wahhabites s'est détourné de l'obéissance à Allah et à Son Messager en suivant une voie différente de celle des croyants.

Ce groupe a été fondé il y a 250 ans par un homme de la région du Najd, une région de la péninsule arabe dont la capitale est Riyad. Leur fondateur s'appelle Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab. Une racaille de gens l’a suivi par la suite et ont propagé à leur tour sa dissension.

Grâce aux soutiens étrangers et aux financements internationaux mis à son service, le mal de la dissension provoqué par ce groupe a pu atteindre un grand nombre de pays musulmans. Le feu de la dissension a pris et des orateurs du mal se sont manifestés de sorte que la catastrophe s'est généralisée.

Le Messager de Allah  nous a bien mis en garde contre la dissension de cet homme lorsqu'on lui cita la région de Najd pour qu'il fasse des invocations de bénédiction en sa faveur. Il ne donna pas satisfaction à ceux qui le lui demandaient mais il a dit au contraire ce qui signifie : "C'est de là-bas qu'apparaîtra le fer de lance du diable" [rapporté par Al-Boukhariyy].  Ce groupe a pris d'autres dénominations trompeuses, ayant pour objectif la duperie, tels que "Salafites" ou "Ansarou s-Sounnah" et d'autres encore. 

Les  wahhabites constituent un groupe qui a dévié de la tradition prophétique, et par là même, de l'ensemble des musulmans. Au fond, ce groupe qui se nourrit d'ignorance, d'extrémisme dans le dogme et de violence dans l'action, diffuse sa propagande par les richesses des pétrodollars. Les wahhabites de nos jours se réfèrent aux actions violentes de leurs prédécesseurs, c'est-à-dire à leurs guerres, leurs massacres, leurs pillages, etc. Nous nous retrouvons donc face à des groupes portant plusieurs noms.

Musulman mon frère, préserve-toi des wahhabites et cela en apprenant à les reconnaître. Sache, musulman mon frère, que les principaux points qui fondent le dogme wahhabite sont au nombre de quatre :

1- Le premier point qui fonde le dogme wahhabite, c'est le Tachbih, c'est-à-dire l'assimilation de Allah à Ses créatures (l'anthropomorphisme). Les wahhabites posent comme règle fondamentale qu'il faut prendre au premier sens, dans les textes sacrés, toutes les expressions équivoques au sujet du Créateur, alors que ces expressions ont pour but d'exprimer la majesté, la puissance, la miséricorde, l'agrément ou d'autres attributs dignes de la divinité. Ainsi, ils en sont venus à dire que le Créateur serait un corps assis sur le Trône, ayant des mains du côté droit, qu'Il se déplacerait, s'étonnerait, rirait, qu'Il aurait un pied qu'Il mettrait dans l'enfer. D'autre part, ils considèrent mécréant celui qui suit l'exemple des plus grands savants de l'Islam en prenant ces expressions pour des textes équivoques dont le véritable sens est différent du apparent. En d'autres termes, Yad ne veut pas dire main s'agissant de Allah mais puissance, soutien, préservation, engagement ou d'autres sens du même genre, selon le contexte. ^Ayn ne veut pas dire œil mais protection, préservation et grâce particulière ou d'autres sens du même genre selon le contexte. Idem pour les expressions comme 'Istawa, Yanzilou, Wajh, Yadhakou, Saq, Ja'a, etc... 'Istawa ne veut pas dire s'asseoir ou se redresser s'agissant de Allah mais signifie la manifestation de la domination absolue de Allah par la puissance comme le confirment les Imams unanimement reconnus Abou Hamid Al-Ghazaliyy, Ibnou l-Jawziy, Ibnou ^Atiyyah, Al-'Amidiyy, Az-Zabidiyy et bien d'autres encore. Yanzilou désigne la descente d'un ange jusqu'au premier ciel par ordre de Allah. Il ne s'agit pas d'un déplacement de Allah mais d'une descente d'une expression de la Miséricorde divine comme l'explique entre autres l'Imam Malik. Le Wajh de Allah ne signifie pas la face ou le visage de Allah mais Sa souveraineté comme le précise Al-Boukhariyy dans son Sahih ; Al-wajh peut encore signifier la Qiblah agréée par Allah dans d'autre contexte, c'est-à-dire la direction dans la prière, comme l'affirme Moujahid Ibnou Jabr le disciple de Ibnou ^Abbas. Yadhakou est une expression de la Miséricorde de Allah comme l'affirme Al-Boukhariyy et ce n'est certainement pas dans le sens du rire ou du sourire. Saq est la manifestation d'une grande horreur et d'une terrible difficulté au Jour du jugement dernier comme l'affirme Ibnou ^Abbas et ne signifie certainement pas le soi-disant pied de Dieu, que Allah nous préserve de la mécréance. Ja'a Rabbouka ne veut pas dire que Ton seigneur est venu mais que c'est une expression de la puissance de Ton Seigneur qui se manifestera, c'est-à-dire au Jour dernier ; et c'est l'Imam Ahmad Ibnou Hambal qui a confirmé cette interprétation.

Les ^Oulama' que nous prenons comme références pour confirmer ces explications sont, entre autres : Ibnou ^Abbas, les Imams : Abou Hanifah, Malik, Ach-Chafi^iy, Ahmad, Al-Boukhariy, Abou Hamid Al-Ghazaliy, Al-Qadi ^Iyad, An-Nawawiy etc... ; ce qui revient à dire que tous ces grands savants sont des mécréants selon la doctrine wahhabite.

Sache, mon frère en Islam, que Allah soubhanahou wa ta^ala (Qui est exempté de toute imperfection), n’a pas besoin des créatures. Il n’a besoin de rien de toute éternité. Il n’a donc besoin ni des directions, ni d’un endroit dans lequel se trouver, ni d’une chose dans laquelle exister. Il n’a pas besoin ta^ala de qui Le caractériserait par l’existence car le besoin contredit la divinité. Allah soubhanahou wa ta^ala est le Seigneur Qui fait entrer en existence ce monde dans sa totalité. L’univers entier a besoin de Allah ta^ala car c’est Lui Qui le maintient en existence. Allah ta^ala est le Créateur des sept cieux et des terres, du trône et du piédestal et Il est le Créateur de tous les endroits. C’est pour cela qu’il n’est pas permis de croire que Allah ta^ala existerait quelque part ou dans tous les endroits, qu’Il existerait dans le ciel ou qu’Il serait établi ou assis sur le Trône, qu’Il serait répandu dans l’air ou serait proche ou éloigné de nous par la distance. Allah ta^ala est exempt de tout cela, du comment et de toutes ces caractéristiques spatiales, car Il existe, ta^ala, sans comment et sans endroit.

Si Allah ta^ala était dans un endroit et une direction, Il aurait des semblables et des dimensions, une longueur, une largeur et une profondeur. Or Sa parole, ta^ala,  est suffisante pour exempter Allah ^azza wa jall de l’endroit, de l’espace et de la direction:

Allah ta^ala dit dans le Qour’an :

layça kamithlihi chay'oun wa houwa s-Sami^ou l-Basir

 (layça kamithlihi chay’ wa houwa s-ami^ou l-Basir)

qui signifie : « Rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit » [sourat Ach-Choura /11]. Si Allah ta^ala était dans un endroit et une direction, Il aurait des semblables et des dimensions, une longueur, une largeur et une profondeur. Or celui qui est ainsi est entré en existence, il est créé, limité, ayant besoin de Qui l’a limité selon cette longueur et cette profondeur.

L’Imam ^Aliyy, que Allah l’agrée a dit : « Allah existe de toute éternité alors qu’aucun endroit n’est de toute éternité, et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité ».

L’Imam ^Aliyy dit également au sujet de l’exemption de Allah ta^ala de la position assise : « Certes Allah a créé le Trône comme manifestation de Sa toute puissance et Il ne l’a pas pris comme endroit pour Lui-même ».

Le grand Imam Ahmad Ar-Rifa^iyy que Allah l’agrée, qui fait partie des plus grands savants et des plus grands saints –‘awliya– de Allah, des soufis véridiques, a dit une parole éminente et globale concernant l’unicité de Allah ^azza wa jall et Son exemption ta^ala de la ressemblance avec les créatures. Il a dit : « L’extrême limite de la connaissance que l’on peut avoir de Allah, c’est d’avoir la certitude de Son existence, ta^ala, sans comment et sans endroit ». Cette phrase comporte des sens éminents à propos de l’unicité et de la croyance. Elle signifie que la connaissance que nous avons de Allah ta^ala a lieu par la croyance ferme dans le cœur que Allah tabaraka wa ta^ala existe sans aucun doute, et que Son existence n’a pas de commencement et n’a pas de fin. Il existe de toute éternité, Il ne s’anéantit pas et Il ne meurt pas. Il est Celui Qui fait entrer en existence par Sa Puissance tout cet univers, avec ses parties supérieures et inférieures, le Trône et le piédestal, les cieux et la terre, ce qu’ils contiennent et tout ce qui se trouve entre eux.

Cette phrase éminente signifie aussi que Allah soubhanahou wa ta^ala existe sans comment et sans endroit. En effet, Allah ta^ala est le Créateur de toutes les créatures et il est impossible selon la raison que le Créateur des créatures leur ressemble. Il est donc impossible que Allah ta^ala ait une image ou une attitude, une forme, un volume ou une quantité, ou qu’Il soit concerné par le mouvement ou l’immobilité, ou les couleurs ou les goûts, ou le fait d’être rassemblé, en contact ou séparé de quelque chose. L’endroit et la direction sont également impossibles au sujet de Allah ^azza wa jall car ce qui est dans un endroit est un corps qui a des limites, une étendue et des dimensions et qui a donc besoin de Qui l’a caractérisé selon ce volume, cette quantité et ces limites. C’est pour cela qu’il n’est pas permis de croire que Allah tabaraka wa ta^ala a des limites et une surface.

L’Imam ^Aliyy, que Allah l’agrée, a dit : « Celui qui prétend que notre Seigneur est limité n’a pas connu le Créateur, Celui Qui mérite d’être adoré ».

L’Imam Abou Ja^far At-Tahawiyy a dit dans son traité sur la croyance, intitulé Al-^Aqidatou t-Tahawiyyah, dans lequel il a mis en évidence la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah : « Il est exempt (ta^ala) des limites, des extrémités, des côtés, des membres  et des organes » et il ajoute à propos de la négation de la direction au sujet de Allah ^azza wa jall : « et Il n’est pas concerné par les six directions comme le sont toutes les créatures ». Les six directions sont : le haut, le bas, la droite, la gauche, devant et derrière.

Le grand Imam Zaynou l-^Abidin ^Aliyy Ibnou l-Houçayn, que Allah l’agrée, dans son célèbre épître connu sous le nom de « As-Sahifatou s-Sajjadiyyah » transmise de lui par une chaîne de transmission de gens de ‘Ahlou l-Bayt sûre et sans interruption, a dit à propos de la négation de la direction et de l’endroit au sujet de Allah ^azza wa jall : « Il n’est pas concerné par l’endroit », et il dit à propos de la négation de la limite au sujet de Allah soubhanahou wa ta^ala : « Tu es Allah, Celui Qui n’est pas concerné par la limite et Qui n’est donc pas limité ».

D’autre part, l’Imam Abou Hanifah, que Allah l’agrée, dans son livre Al-Fiqhou l-‘Absat, a dit à propos de la négation de l’endroit et de la direction au sujet de Allah ^azza wa jall : « Allah est de toute éternité alors qu’aucun endroit n’est de toute éternité, Allah existe de toute éternité avant la création des créatures… Il est de toute éternité alors que l’endroit et les créatures ne sont pas de toute éternité, et Il est le Créateur de toute chose ».

L’illustre Imam Abou Hamid Al-Ghazaliyy dit à propos de la négation de l’endroit et de tous les endroits au sujet de Allah ^azza wa jall : « Il est –Allah– exempt de l’endroit et de tous les endroits ».

L’Imam Ibnou l-Barmakkiyy, que Allah l’agrée, a écrit un traité sur la croyance pour Salahou d-Din Al-‘Ayyoubiyy –le Sultan Saladin– dans lequel il a mis en évidence l’exemption de Allah ^azza wa jall de toute ressemblance avec les créatures, de l’endroit et de la direction. En raison de l’éminence de son mérite et de son profit, et en raison des significations éminentes qu’il contient au sujet de la croyance en l’unicité de Allah jalla wa ^ala, Salahou d-Din a ordonné que ce traité soit enseigné aux enfants comme aux adultes. Il a décidé cela en raison également de ce que ce traité contient comme croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah et comme croyance sur laquelle était le Messager salla l-Lahou ^alyhi wa sallam et ses compagnons ainsi que ceux qui les ont suivis sur la droiture, tant que ce traité a été appelé « Al-^Aqidatou s-Salahiyyah » –la croyance de Saladin–.

Il est dit dans ce traité : « Celui Qui fait entrer le monde en existence n’est pas concerné par l’endroit. Allah est exempté –ta^ala– de toute ressemblance. Il existe de toute éternité alors qu’aucun endroit n’est de toute éternité, et Il est tel qu’Il est de toute éternité. Soubhanahou, Il est exempt – jalla– de l’endroit, et Il n’est pas concerné –^azza– par le changement du temps ».

Sache, mon frère en Islam, qu’il est un devoir de chasser toute pensée qui mènerait à quantifier et à limiter Allah ^azza wa jall, car Il est, ta^ala, exempt des limites, Il existe de toute éternité sans comment et sans endroit.

C’est ainsi que le grand Imam Abou Soulayman Al-Khattabiyy, que Allah l’agrée, a dit : « Ce qu’il est un devoir de savoir, pour nous et pour tout musulman, c’est que notre Seigneur n’est pas concerné par l’image ou l’attitude. L’image implique le comment, alors que Allah et Ses attributs sont sans comment ».

Parmi les faux arguments qu’un wahhabite pourrait utiliser pour appuyer sa mauvaise croyance, il y a leur parole que le fait de dire : (Allah n'existe ni à l’intérieur, ni à l’extérieur de l’univers) constitue une négation de l’existence de Allah, sur le principe qu'ils nient l’existence de tout être qui ne serait pas localisé dans une direction.

Ce faux argument est facile à réfuter. En effet, il suffit pour cela que le sunnite dise au wahhabite : "Cette parole montre ta faiblesse d’esprit et ton manque de réflexion, car Allah existe de toute éternité alors que l’univers est créé, tu es d’accord ou pas ?".  Alors il est obligé de répondre : "Oui". Le sunnite lui dit alors : "Avant que Allah ne crée l’univers, l’univers avait-il un intérieur et un extérieur ?" L'autre lui répondra : "Non ". Le sunnite lui dit alors : "Puisque Allah existe avant l'univers et que Allah ne change pas, alors après avoir crée l’univers, Allah existe sans qu’Il soit à l’intérieur ni à l’extérieur de cet univers". Le sunnite aura donc fait taire le wahhabite.

Lorsque les wahhabites disent qu'affirmer que Allah est sans endroit serait une négation de Son existence, cela constitue aux yeux des wahhabites un argument valable et irréfutable alors qu’en fait ce n’est qu’un faux argument qui peut tromper malheureusement beaucoup de gens. Ils impressionnent les gens en invoquant ce faux argument afin de les amener à se résigner à croire et à dire que Allah existe au-dessus du Trône. Voilà leur objectif.

Ce faux argument est réfuté par le fait que Allah n’est ni une petite quantité ni une grande quantité, et par conséquent il est valable que Allah existe sans qu’Il soit à l’intérieur ni à l’extérieur de l’univers. Cela est confirmé par d'éminents savants des quatre écoles de jurisprudence.

La Parole de Allah ta^ala :

layça kamithlihi chay'oun wa houwa s-Sami^ou l-Basir

 (layça kamithlihi chay’ wa houwa s-ami^ou l-Basir)

qui signifie : « Rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit » [sourat Ach-Choura /11] montre l’exemption de Allah de toute imperfection et la non ressemblance de Allah avec Ses créatures de quelque manière que ce soit et dans tous les sens propres aux créatures : le fait d'avoir une existence ayant un début, le mouvement, l'immobilité, l'union ou la dissociation, l'endroit ou la direction, le contact ou la séparation de l’univers. En effet, toutes ces caractéristiques sont propres aux créatures, et il n’est donc pas valable que Allah les ait comme attributs.

A ce sujet, nous rapportons ce qu'ont écrit d'éminents savants des quatre écoles de jurisprudence:

- Le Hafidh hanbalite, Ibnou l-Jawziyy a déclaré formellement qu’il est impossible que Allah soit en contact ou séparé de l’univers. Il a dit ce qui suit :

« (…) si quelqu’un dit : « nier les directions au sujet de Allah équivaudrait à nier Son existence » ; nous répondons : « si l’être qui existe peut admettre la séparation ou le contact avec l’univers alors tu as raison, par contre s’il ne les admet pas, alors le fait d’être exempt des deux opposés à la fois ne sera pas impossible ». Ibnou l-Jawziyy continu en disant. « Si l’on rétorque : « Vous nous obligez ainsi à admettre ce qui ne peut être compréhensible ». Nous répondons : « Si tu veux dire par compréhension, l’imagination et la représentation par l’esprit, alors effectivement cela ne concerne pas le Créateur, car Il n’est pas palpable. Par contre, un corps ayant une couleur et une quantité est sujet à l'imagination et à la représentation. En effet, l’imagination s’accommode des corps visibles, elle ne peut donc concevoir quelque chose qu’à partir de ce qui a été vu car l’imaginaire est le fruit de la perception et de la sensation. Par contre, si tu veux dire par compréhension qu’on n’arriverait pas à connaître Allah par la raison, nous te disons que nous avons déjà montré que Allah est bien confirmé par la raison, car la raison est contrainte d’admettre les affirmations fournies par la preuve » fin de citation d'Ibnou l-Jawziyy [ dans son livre « Al-Bazou l-ach-hab » page 59].

-Ibnou Hajar Al-Haytamiyy le Chafi^iyy a dit ce qui suit : « (…) de là, Al-Ghazaliyy a dit : « Ce qui justifie et rend valide le contact et la séparation, c'est la matérialisation (c’est-à-dire ce qui est corporel) et la localisation dans un endroit ou une direction, choses qui sont impossibles au sujet du Créateur. Ainsi, Allah est exempt de ces deux opposés ; de même que l’être inanimé n’est ni savant, ni ignorant, car ce qui justifie et rend valide la science, c'est la vie. Par conséquent s’il n’y a pas de vie, les deux antinomies (le savoir et l'ignorance) seront exclues. » fin de citation de Al-Haytamiyy [ dans son livre : « Al-I^lamou bi qawati^i l-Islam : commentaire de Az-zawajir » (volume 2/ page 43-44)].

-L’auteur du livre Ad-Dourrou th-Thamin wa l-Mawridou l-Ma^in, le Grand et éminent Savant, le Chaykh malikite Mouhammad fils de Ahmad Mayyarah a dit ce qui suit : « L’Imam, le savant Abou ^Abdi l-Lah, mon maître Mouhammad fils de Jalal a été interrogé : « Peut-on dire que Allah n’est ni à l’intérieur ni à l’extérieur de l’univers ? » Il a répondu : « Certes, nous le disons catégoriquement et nous croyons que Allah n’est ni à l’intérieur ni à l’extérieurde l’univers. Reconnaître son impuissance à concevoir Allah est en soi une vraie compréhension. En effet, les preuves claires, rationnelles et textuelles, confirmant cela sont manifestes. Par textuelles, nous voulons dire le Livre, la Sounnah et l’Unanimité. Tout d’abord, la preuve du Livre consiste en Sa parole ta^ala :

layça kamithlihi chay'oun wa houwa s-Sami^ou l-Basir

 (layça kamithlihi chay’ wa houwa s-ami^ou l-Basir)

qui signifie : « Rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit » ; en effet, si Allah était à l’intérieur ou à l’extérieur de l’univers, cela impliquerait qu’Il soit semblable à d’autres choses. L’explication de cette implication est claire. D’abord dans le premier cas, si Allah était dans l’univers, Il serait de même nature que lui, ainsi il Lui serait possible ce qui est possible pour l’univers. Enfin, dans le second cas, si Allah était en dehors de l’univers, cela impliquerait qu’Il soit en contact ou bien séparé de l’univers. La séparation de l’univers serait d’une distance déterminée ou indéterminée et tout ceci impliquerait qu’Il ait besoin de qui L'aurait caractérisé ainsi.

Ensuite, la preuve tirée de la Sounnah, consiste en la parole du Prophète :

kana l-Lahou wa lam yakoun chay’oun ghayrouhou

(kana l-Lahou wa lam yakoun chay’oun ghayrouhou)

ce qui signifie : « Allah est de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité »[rapporté par Al-Boukhariyy].

Enfin, la preuve tirée du Consensus : les gens de la vérité, dans leur totalité, sont unanimes que Allah ta^ala n’est pas sujet aux directions. Il n’a donc ni haut, ni bas, ni droite, ni gauche, ni devant, ni derrière.

D’autre part, selon la raison et d’après ce qui a été précité lors de l’explication de ce qu'implique Sa parole ta^ala :

layça kamithlihi chay'oun wa houwa s-Sami^ou l-Basir

 (layça kamithlihi chay’ wa houwa s-ami^ou l-Basir)

qui signifie : « Rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit »,tout est devenu clair pour toi.

Objecter que cela constitue une annulation de l'existence est nul et non avenu. En effet, la contradiction aurait lieu si l’être en question avait pour attribut l’une des deux antinomies, qui pourraient de surcroît s’y succéder. Par contre, il n’y a pas de contradiction dans le cas où il est impossible que ces antinomies se succèdent chez un être et qu’il lui soit impossible d’avoir comme attribut l’une d’entre elles ; comme par exemple le fait de dire : « Le mur n’est ni aveugle, ni voyant », il n’y a pas de contradiction en écartant du mur les deux antinomies car il n’admet ni l’une ni l’autre dès le départ. De même, au sujet du Créateur, on dit : « Il n’a pas de direction, ni haut, ni bas » fin de citation du Chaykh Mayyarah [ dans le livre : « Ad-dourrou th-thamin » (page 24-25)].

Après toutes ces preuves et confirmations énoncées par ces éminents savants, nous disons que ceci est devenu clair. Ne sois donc pas impressionné par le faux argument précité. Les anthropomorphistes font appel à lui pour te détourner de la croyance saine de l’exemption de Allah de toute ressemblance avec Ses créatures vers la croyance corrompue de l’assimilation. Lorsqu'ils disent : (On ne peut pas comprendre Son existence ta^ala sans endroit, ni quantité et sans qu’Il soit en contact ou séparé de l’univers), on leur répond : « Parmi les créatures, il y a des choses dont on doit croire à l'existence et qui ne peuvent pas être conçues par l’imagination alors que la raison en confirme l'existence. Comme par exemple la lumière et l’obscurité : elles sont créées, Allah les a fait surgir du néant alors qu’avant, elles n’existaient pas. Allah ta^ala dit :

[sourat Al-'An^am /1] ce qui signifie : « Il a fait entrer en existence les obscurités et la lumière ». Ainsi, nous devons croire qu’elles n’ont pas existé à une certaine époque, c’est-à-dire qu’à un moment donné, il n’y avait ni lumière, ni obscurité. L’esprit de l’être humain ne peut pas imaginer l’existence d’une époque durant laquelle il n’y avait ni lumière ni obscurité. Ainsi, du moment que ceci a été confirmé par la raison, comment l’existence de Allah ne serait-elle pas valable sans limite, c’est-à-dire sans quantité, ni endroit, ni direction, ni contact ni séparation avec l’univers ? On doit y croire à plus forte raison car cela concerne le Créateur.

Allah ta^ala dit:

layça kamithlihi chay'oun wa houwa s-Sami^ou l-Basir

 (layça kamithlihi chay’ wa houwa s-ami^ou l-Basir)

qui signifie : « Rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit » [sourat Ach-Choura /11].

LE RÉCIT CONCERNANT LES GENS DE AT-TA'IF
ET CE QU'ILS SUBIRENT DE LA PART DES WAHHABITES

Extrait du livre : 'Oumara'ou l-Baladi l-Haram.

Auteur : As-Sayyid Ach-Chaykh Ahmad bin As-Sayyid Zayni Dahlan, Le moufti des chafi^iyy à la sainte Mecque .1231-1304 h * 1886-1959

Maison d'édition : Ad-Darou l-Mouttahidah li n-Nachr.

Pages : 297-298 :

 [At-Ta'if est une ville à côté de la Mecque].

[^Abdou llah] Al-Bouwayhit (un des chefs des wahhabites, espion à solde) est sorti [de Ta'if] pour leur procurer la garantie de paix de la part de ^Outhman [Al-Madayfiy] et de Salim bin Chakban et voilà qu'un tireur des gens de Ta'if, sur un minaret, lui tiré une balle qui a causé sa mort et son péril.

   Lorsque les wahhabites apprirent la nouvelle, ils attaquèrent brusquement la muraille et ils ne rencontrèrent pas de résistance capable de les combattre et de les repousser. Un groupe d'habitants de Ta'if avant cela avait prit la fuite mais la cavalerie les avait rejoint et les wahhabites les tuèrent ; seul un petit nombre fut épargné.

   Lorsqu'ils entrèrent dans At-Ta'if, ils se livrèrent à une tuerie générale des gens, les adultes et les jeunes, ceux qui sont commandés comme ceux qui commandent, les notables et les gens du commun. Ils égorgèrent même le nourrisson sur la poitrine de la mère ; ils montaient dans les maisons, faisaient sortir ceux qui s'y réfugiaient et les tuaient. Ils trouvèrent un groupe qui étudiait le Qour'an et les tuèrent du premier au dernier. Ils massacrèrent tous ceux qui s'étaient réfugiés dans les maisons. Ensuite ils allèrent vers les boutiques et les mosquées et ils tuèrent les gens qui s'y trouvaient. Ils tuèrent l'homme dans la mosquée alors qu'il était dans l'inclination ou dans la prosternation jusqu'à l'extermination de tout ce monde ; alors malheur à eux de la part du Tout Puissant qui détient les cieux par Sa puissance. Il ne resta des gens de Ta'if (c'est-à-dire des combattants de cette ville) qu'un groupe d'un peu plus de 20 personnes. Ils se réfugièrent dans la maison des Al-Fitniyy, ils la barricadèrent et la protégèrent des tirs de balles pour qu'elles ne les atteignent pas. Il restait aussi un autre groupe à la maison des Al-Fa^r, composé de 270 combattants ; ils les combattirent toute la journée et les occupèrent par leur résistance, et ceci continua le deuxième et troisième jour.

   Ibnou Chakban comprit qu'il ne pourrait les atteindre que par le complot et la ruse. Il leur envoya une lettre leur garantissant la paix dans laquelle il leur dit : "Vous avez la parole de Ibnou Chakban et ^Outhman" ; ils leur prêtèrent ainsi serment et dès-lors, les résistants arrêtèrent le combat. Ils firent venir à eux un groupe pour récupérer les armes et leur dirent : "Les associateurs à la divinité n'ont pas le droit de porter les armes", et là ils leur demandèrent de sortir devant leur émir. Lorsque les résistants furent placés face à lui, il ordonna qu'on les tue tous. C'est ainsi qu'ils furent martyrs. L'endroit où ils furent tués s'appelle "Douqaqou l-lawz". Il y avait aussi un groupe de résistants dispersés dans le quartier dit des ^Iça, composé d'environ 50 combattants ; ils étaient derrière des barricades et tiraient dans leur direction, là aussi les wahhabites réussirent à les faire sortir par des garanties de paix, de sauvegarde des âmes, de liberté etc... mais ils les conduirent jusqu'à la vallée "wajj" et les y laissèrent dans le froid et la neige, complètement nus jusqu'à ce qu'ils leur donnent quelques pièces de tissus usées. Ils rassemblèrent dans cet état les hommes et les femmes, et ainsi les femmes pudiques habituées aux chambres protégées se trouvèrent dans une situation pitoyable. Treize jours plus tard ils leur donnèrent l'assurance qu'ils pourraient revenir en ville, et c'est seulement là que les wahhabites commencèrent à distribuer aux pauvres de petites poignées d'orge de façon humiliantes.

    Chaque jour, les bédouins entraient dans la ville de Ta'if et s'accaparaient des biens. Ils pillaient l'or et l'argent, les biens commerciaux, les biens mobiliers, etc. Ils se jetaient sur les richesses comme les papillons autour du feu, et les biens dans leur campement étaient devenus comme des montagnes. Ils prirent tout sauf les livres qu'ils éparpillèrent sur les places publiques, les rues et les marchés où le vent les faisait voler. Parmi ces livres, il y avait des exemplaires du Qour'an, des exemplaires de parties du Qour'an en plusieurs milliers, des exemplaires de Al-Boukhariy, de Mouslim et d'autres livres de hadith, de fiqh, de grammaire et d'autres sciences religieuses. Les livres restèrent ainsi dans les rues pendant des jours où ils les piétinèrent sans que personne ne put en retirer un seul papier.

    Un de leurs démons leur apprit que la plus précieuse des richesses des habitants de Ta'if était enterrée sous les maisons. Ainsi ils essayèrent de la trouver en creusant sous une cave, et ils y trouvèrent des biens d'une valeur considérable ; ceci les encouraga à creuser partout et c'est ce qu'ils firent sous toutes les maisons. Ils les démolirent de haut en bas, et ils allèrent même jusqu'à creuser dans les toillettes et les égouts.

    Voilà comment cette région qui avait été remplie de joie a été complètement détruite. Ce grand malheur se produisit durant le mois de Dhou l-Qa^dah 1217.

(Fin de l'extrait du livre : 'Oumara'ou l-Baladi l-Haram de Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlan le moufti des chafi^iy à la sainte Mecque )

 Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlan le moufti des chafi^iy à la sainte Mecque (1231-1304 h * 1886-1959 c)

Biographie Il s’agit de Ahmad fils de Zayni fils de Ahmad Dahlan le Mecquois, du Madh-hab chafi^iyy. Il était spécialiste de la Chari^ah, de la grammaire et de l'histoire ainsi que d'autres domaines. Il a apporté sa contribution à de nombreuses sciences. Il était le Moufti des maîtres chafi^iyy à la ville Sainte de la Mecque, surnommé Chaykhou l-'Islam. Il naquit à la Mecque en 1231 de l'Hégire (1886 de l'ère chrétienne) et décéda à Médine en 1304 de l'Hégire (1959 de l'ère chrétienne) à l'âge de 73 ans. Il écrivit successivement de nombreux livres dont :

- "Al-'Azharou z-Zayniyyah", commentaire du "Matnou l-'Alfiyyah", livre de grammaire.

- "Tarikhou d-Dawlati l-'Islamiyyah bil-Jadawili l-Mardiyyah", livre sur l'histoire des pays muslumans.

- "Fathou l-Jawadi l-Mannan" commentaire du traité au sujet de la croyance intitulé "Faydou r-Rahman".

- "Ad-Dourarou s-Saniyyah" pour répliquer contre les wahhabites.

- "Nahalou l-^Atchan", commentaire de "Fathou r-Rahman" au sujet de la bonne manière de réciter Al-Qour'an.

- "Khoulasatou l-Kalam" au sujet de l'histoire des dirigeants des lieux saints.

"Al-Foutouhatou l-‘Islamiyyah" (Les conquêtes islamiques).

C'est du dernier ouvrage que nous avons tiré le chapitre concernant la discorde des wahhabites. Il y figure sous ce même titre dans le deuxième tome du livre, entre les pages 228 et 240 dans l'édition d'Istanboul. On peut également trouver cette partie imprimée à part.

Ahmad Ibnou Zayni Dahlan a écrit d'autres livres encore.

   Un savant renommé a témoigné de sa science et de son honneur. Rahmatou l-Lah Al-Hindiy, l'auteur du livre 'Idh-harou l-Haqq (La Manifestation de la Vérité) qu'il a écrit pour montrer les contradictions dans la Bible et démontrer l'absence de fondement de la croyance chrétienne, a dédié ce livre fameux au chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlan. Il l'a fait en reconnaissance de son incontestable mérite.

  D'autre part, le chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlan a bénéficié d'une réputation qui dépassait largement la région d'Arabie ; Il est en effet cité comme référence et considéré comme leur maître par des ^Oulama' parmi les plus importants depuis son époque jusqu'à nos jours.

Son témoignage n'est donc pas sujet à caution lorsqu'il dénonce les égarements des wahhabites et leurs contradiction avec la croyance de tous les musulmans et lorsqu'il témoigne des exactions et des atrocités qu'ils ont perpétrées pour s'emparer du pouvoir dans la péninsule arabe.

 

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