![]() L'ÉMIGRATION EN ABYSSINIELa louange est à Dieu le Seigneur des mondes Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n'est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l'élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu'il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouhammad Al-'Amin, l'Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l'Islam la religion de tous les Prophètes du premier 'Adam au dernier Mouhammad. Le tort que les mécréants faisaient au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et à ses compagnons empira. Alors il ordonna salla l-Lahou ^alayhi wa sallam à ses compagnons de partir en terre d'Abyssinie, et une partie d'entre eux émigra. Le groupe qui alla en Abyssinie était constitué de quatre-vingt-trois hommes et onze femmes de Qouraych et sept autres étrangères. Il y avait entre autres : ^Outhman Ibnou ^Affan et sa femme Rouqayyah, Az-Zoubayr Ibnou l-^Awwam, ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf, ^Abdou l-Lah Ibnou Mas^oud et Ja^far Ibnou Abi Talib. Leur émigration en Abyssinie se fit en deux vagues. Le roi d'Abyssinie leur fit un bon et généreux accueil. À ce moment, les mécréants de Qouraych envoyèrent deux hommes avec des cadeaux pour 'As-hamah An-Najachiyy - le Négus -, le roi d'Abyssinie, et lui demandèrent de leur livrer les musulmans; il n'accepta pas avant de leur parler, alors il les fit demander. Ils vinrent et Ja^far Ibnou Abi Talib lui parla de l'Islam et lui expliqua ce que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam leur a ordonné. Il l'informa que notre maître ^Iça est l'esclave de Allah et Son messager et lui lut un passage du Qour'an. Le roi pleura et les protégea ; il ne laissa pas les mécréants s'emparer d'eux. Il se soumit à Allah ta^ala, fut un bon musulman et parvint au degré des saints vertueux. Puis il mourut musulman après un certain temps. Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam pria pour lui faire la prière funéraire du défunt absent et dit à ses compagnons : « ماتَ اليومَ أخوكُم النجاشيُّ وهو رجلٌ صالِحٌ » (mata l-yawma 'akhoukoum An-Najachiyy wahouwa rajouloun salih ) ce qui signifie : « Aujourd'hui est décédé votre frère An-Najachiyy et il est un homme vertueux ». Pendant ce temps-là, à la Mecque honorée, les musulmans subissaient une pression intense de la part des mécréants, au point qu'ils les assiégeaient dans des gorges de montagnes et qu'ils interdisaient à quiconque de leur vendre ou de leur acheter quoi que ce soit. Les musulmans avec le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam patientèrent en visant par là l'agrément de Allah soubhanahou wa ta^ala. La louange est à Allah, le Seigneur des mondes. |

