NOTRE MAÎTRE ^IÇA -JÉSUS-
^alayhi s-salam
La
louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans
début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend
pas du temps, rien n'est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui
voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que
l'élévation en degré et la préservation de
sa communauté de ce qu'il craint pour elle soient
accordées à notre maître Mouhammad Al-'Amin, l'Honnête,
celui qui a appelé à la religion de vérité,
l'islam la religion de tous les Prophètes du premier Adam au
dernier Mouhammad.
Allah ta^ala dit dans le Qour'an :
{ مَا الْمَسِيحُ ابْنُ مَرْيَمَ إِلاَّ رَسُولٌ قَدْ خَلَتْ مِن قَبْلِهِ
الرُّسُلُ وَأُمُّهُ صِدِّيقَةٌ كَانَا يَأْكُلاَنِ الطَّعَامَ انظُرْ
كَيْفَ نُبَيِّنُ لَهُمُ الآيَاتِ ثُمَّ انظُرْ أَنَّى يُؤْفَكُونَ }
(ma l-Macihou bnou Maryama ‘il-la raçouloun qad khalat min qablihi r-rouçoulou wa ‘oummouhou siddiqatoun)
ce qui signifie : « Al-Macih le fils de Maryam
n’est qu’un Messager qui a été
précédé par d’autres messagers. Sa
mère est une sainte hautement véridique » [sourat Al-Ma’idah / 75].
Il s’agit de l’esclave de Allah et Son Messager, ^Iça – Jésus – fils de Maryam fille de ^Imran.
Allah l’a créé sans père, tout comme Il a créé Adam sans père ni mère. Allah ta^ala dit :
{إِنَّ مَثَلَ عِيسَى عِندَ اللّهِ كَمَثَلِ آدَمَ خَلَقَهُ مِن تُرَابٍ ثِمَّ
قَالَ لَهُ كُن فَيَكُونُ}
(‘inna mathala ^Iça ^inda l-Lahi kamathali ‘Adama khalaqahou min tourabin thoumma qala lahou koun fayakoun)
ce qui signifie : « ^Iça selon le jugement de Allah est à l’exemple de ‘Adam qu’Il a créé de terre et à qui Il a donné la vie », [sourat 'Ali ^Imran / 59].
La mère du Prophète de Allah est Maryam fille de^Imran
la sainte hautement véridique, la vierge, la pure, qui a
été élevée dans un lieu de mérite,
qui a eu une vie de pureté et de piété. Allah tabaraka wa ta^ala fait son éloge dans le Qour’an honoré à plusieurs reprises. Allah ta^ala dit :
{ وَمَرْيَمَ ابْنَتَ عِمْرَانَ الَّتِي أَحْصَنَتْ فَرْجَهَا فَنَفَخْنَا فِيهِ
مِن رُّوحِنَا وَصَدَّقَتْ بِكَلِمَاتِ رَبِّهَا وَكُتُبِهِ وَكَانَتْ مِنَ
الْقَانِتِينَ }
(wa Maryama bnata ^Imrana l-lati 'ahasanat farjaha fanafakhna fihi min rouhina wa saddaqat bikalimati Rabbiha wa koutoubihi wa kanat mina l-qanitin)
Ce qui signifie : « Maryam fille de ^Imran,
celle qui a été chaste. Nous avons ordonné à Jibril d'insuffler en
elle l’âme qui est honorée selon Mon jugement. Elle
a cru en son Seigneur et elle était au nombre des humbles » [sourat At-Tahrim / 12].
La mère de Maryam n'enfantait pas. Un jour, elle vit un oiseau en train de nourrir son petit ; elle demanda alors à Allah ta^ala de lui donner un enfant et fit le vœu de consacrer celui-ci au service de la Mosquée de Jérusalem ( Al-‘Aqsa ), car elle pensait que ce serait un garçon. Mais, ce fut une fille, elle l'appela Maryam. Le prophète Zakariyya, le mari de la tante de ^Iça, prit en charge l’enfant. Il lui enseigna la religion de l’Islam.
Maryam grandit ainsi dans la vertu et la pureté et devint une sainte (waliyyah).
Un jour que Maryam s’était rendue à un certain endroit où elle avait quelque chose à faire, Allah envoya auprès d’elle Jibril sous l'aspect d'un jeune homme au visage blanc. Maryam lui dit alors ce qui est rapporté dans le Qour'an :
{ قَالَتْ إِنِّي أَعُوذُ بِالرَّحْمَن مِنكَ إِن كُنتَ تَقِيًّا }
(qalat ‘inni ‘a^oudhou bi r-Rahmani minka ‘in kounta taqiyya)
Ce qui signifie : « Elle a dit : je recherche la préservation du ar-Rahman contre toi, laisse-moi si tu es pieux » [sourat Maryam / 18]. C’est-à-dire que si tu crains Allah, ne me fais aucun mal.
Il lui a dit ce qui est rapporté dans le Qour'an :
{ قَالَ إِنَّمَا أَنَا رَسُولُ رَبِّكِ لأَهَبَ لَكِ غُلاَمًا
زَكِيًّا }
(qala ‘innama ‘ana Raçoulou Rabbiki li’ahaba laki ghoulaman zakiyya)
ce qui signifie : « Il a dit : je suis le Messager de ton Seigneur, afin de te donner un garçon pur » [sourat Maryam / 19].
C’est-à-dire qu’il lui a dit que Allah l’a envoyé à elle afin de lui donner un garçon vertueux, pur des péchés.
Elle a dit ce qui est rapporté dans le Qour'an :
{ قَالَتْ أَنَّى يَكُونُ لِي غُلاَمٌ وَلَمْ يَمْسَسْنِي بَشَرٌ وَلَمْ أَكُ
بَغِيًّا }
(qalat ‘anna yakounou li ghoulamoun wa lam yamsasni bacharoun wa lam ‘akou baghiyya)
Ce qui signifie : « Elle
a dit : Comment pourrais-je avoir un enfant alors qu’aucun homme
ne m’a touchée et que je ne suis pas au nombre des
fornicatrices ? » [sourat Maryam / 20].
C’est-à-dire que Maryam
a dit : Comment pourrais-je être enceinte alors que je n’ai
pas eu d’époux et que je ne suis pas perverse,
fornicatrice.
Il lui a dit ce qui est rapporté dans le Qour'an :
{ قَالَ كَذَلِكِ قَالَ رَبُّكِ هُوَ عَلَي هَيِّنٌ وَلِنَجْعَلَهُ آيَةً لِلناسِ
وَرَحْمَةً مِّنا وَكَانَ أَمْرًا مقْضِيًّا }
(qala kadhaliki qala Rabbouki ; houwa ^alayya hayyinoun ; wa linaj^alahou ‘ayatan li n-naci wa rahmatan minna wa kana ‘amran maqdiyya)
ce qui signifie : « Il
a dit : Ainsi l’a dit ton Seigneur : C’est chose
aisée pour Moi. Nous en ferons une preuve pour les gens, une
miséricorde de Nôtre part. C’est une chose destinée » [sourat Maryam / 21].
C’est-à-dire que Jibril a répondu à son étonnement que créer un fils sans père est chose aisée pour Allah ta^ala. Ceci, afin de faire de ^Iça un signe pour les gens, une preuve de la parfaite toute-puissance de Allah soubhanahou wa ta^ala,
afin de faire de lui une miséricorde et une grâce pour
ceux qui le suivront et qui croiront en lui.
Allah ta^ala dit dans le Qour’an honoré :
{ فَحَمَلَتْهُ فَانتَبَذَتْ بِهِ مَكَانًا قَصِيًّا {22}
فَأَجَاءهَا الْمَخَاضُ إِلَى جِذْعِ النخْلَةِ قَالَتْ يَا لَيْتَنِي مِت قَبْلَ هَذَا وَكُنتُ
نَسْيًا منسِيًّا {23} فَنَادَاهَا
مِن تَحْتِهَا أَلاَّ تَحْزَنِي قَدْ جَعَلَ رَبُّكِ تَحْتَكِ سَرِيًّا {24}
وَهُزِّي إِلَيْكِ بِجِذْعِ النَّخْلَةِ تُسَاقِطْ عَلَيْكِ رُطَبًا
جَنِيًّا {25} فَكُلِي وَاشْرَبِي وَقَرِّي عَيْنًا فَإِما
تَرَيِنَّ
مِنَ الْبَشَرِ أَحَدًا فَقُولِي إِنِّي نَذَرْتُ لِلرَّحْمَنِ صَوْمًا
فَلَنْ أُكَلِّمَ الْيَوْمَ إِنسِيًّاَ }
(fahamalat-hou fantabadhat bihi makanan qasiyya ; fa’aja’aha l-makhadou ‘ila jidh^i n-nakhlati qalat ya laytani mittou qabla hadha wa kountou nasyan mansiyya ; fanadaha min tahtiha ‘alla tahzani qad ja^ala Rabbouki tahtaki sariyya ; wa houzzi ‘ilayki bijidh^i n-nakhlati tousaqit ^alayki routaban janiyya ; fakouli wa chrabi wa qarri ^ayna ; fa’imma tarayinna mina l-bachari ‘ahadan faqouli ‘inni nadhartou li r-Rahmani sawman falan ‘oukallima l-yawma ‘insiyya)
ce qui signifie : « Elle
le porta. Elle se retrouva dans un endroit éloigné,
seule. Les douleurs de l’accouchement vinrent à elle alors
qu’elle s’appuyait à un tronc de palmier. Elle dit
alors : Ah si seulement j’étais morte avant cela, et que
l’on m’avait oubliée. Jibril l’appela d’en bas et lui dit : Allah
a fait que coule à tes pieds un petit ruisseau, et secoue le
tronc de palmiers, des dattes te parviendront mûres prêtes
à la consommation. Mange et bois et réjouis tes yeux. Si
jamais tu vois un humain, apprends-lui que tu as fait le vœu de
ne parler aujourd’hui à aucun humain » [sourat Maryam / 22-23-24-25-26].
Jibril ^alayhi s-salam a soufflé dans le col de sa cape et elle se retrouva enceinte de ^Iça ^alayhi s-salam.
Lorsqu’elle arriva à terme, elle s’isola des gens,
de crainte que les gens ne l’humilient pour sa grossesse sans
mari. Les douleurs de l’accouchement ont ainsi poussé Maryam
la meilleure des femmes de l’humanité au pied d’un
palmier asséché. Elle souhaita la mort par crainte du mal
des gens. Jibril l’appela pour la tranquilliser. Il lui annonça que Allah
a fait couler à ses pieds un petit ruisseau. Il lui demanda de
faire bouger le tronc du palmier. Ainsi, des dattes tomberont et elle
pourra les consommer fraîches et bonnes à manger. Il lui
dit ainsi de manger et de boire de ce que Allah lui a
accordé en subsistance, de se réjouir et de dire à
quiconque la verra ou l’interrogera sur son fils qu’elle
avait fait un vœu pour le ar-Rahman de ne
parler à personne. La Dame Maryam a rejoint son peuple, portant son fils ^Iça ^alayhi s-salam dans ses bras dans Bethléem (Bayt Lahm).
Allah ta^ala dit :
{ فَأَتَتْ بِهِ قَوْمَهَا تَحْمِلُهُ قَالُوا يَا مَرْيَمُ لَقَدْ جِئْتِ شَيْئًا فَرِيًّا
}
(fa’atat bihi qawmaha tahmilouhou ; qalou ya Maryamou laqad ji’ti chay’an fariyya )
ce qui signifie : « Elle est partie rejoindre son peuple en le portant dans ses bras. Ils lui ont dit : ô Maryam, tu as fait là quelque chose de très réprouvable » [sourat Maryam
/ 27].
Ils lui ont dit : Tu as fait un grand mal. Ton père
n’était pas un homme de mauvaise conduite et ta
mère n’était pas une fornicatrice. Ils ont
pensé du mal d’elle. Ils se sont mis à lui faire
des reproches, à la blâmer et elle se taisait et ne
répondait pas car elle leur avait annoncé auparavant
qu’elle avait fait le vœu pour ar-Rahman de ne parler à personne. Quand
elle s’était retrouvée exténuée, elle
montra du doigt ^Iça ^alayhi s-salam. C’est alors qu’ils lui ont dit ce que Allah nous apprend dans le Qour’an :
{ فَأَشَارَت إليه قَالوا كَيفَ نُكَلّم مَن كَانَ في المَهد صَبِيًّا }
(fa’acharat ‘ilayh ; qalou kayfa noukallimou man kana fi l-mahdi sabiyya )
ce qui signifie : « Elle
le montra du doigt. Ils lui dirent comment veux-tu que nous parlions
à un enfant encore nourrisson dans son berceau ! » [sourat Maryam / 29]. A ce moment- là, Allah tabaraka wa ta^ala a fait prononcer par Sa toute-puissance notre maître ^Iça ^alayhi s-salam qui était alors encore nourrisson :
{ قَالَ إِنِّي عَبْدُ اللَّهِ آتَانِيَ الْكِتَابَ وَجَعَلَنِي
نَبِيًّا {30} وَجَعَلَنِي مُبَارَكًا أَيْنَ مَا كُنتُ وَأَوْصَانِي
بِالصَّلاَةِ وَالزَّكَاةِ مَا دُمْتُ حَيا
}
(qala ‘inni ^Abdou l-Lah ; ‘ataniya l-kitaba wa ja^alani nabiyya ; wa ja^alani moubarakan ‘aynama kountou wa ‘awsani bi s-salati wa z-zakati ma doumtou hayya )
Ce qui signifie : « Il a dit : Je suis l’esclave de Allah.
Il m’a accordé le Livre et a fait de moi un
Prophète. Il a fait que je sois béni où que je
sois. Il m’a ordonné la prière et la zakat tant que je suis vivant » [sourat Maryam / 30-31].
C’était une reconnaissance de sa part qu’il est bien l’esclave de Allah ^azza wa jall.
C’étaient les premières paroles qu’il avait
prononcées alors qu’il était au berceau. (Qala ‘inni ^Abdou l-Lah) ce qui signifie : « Il a dit : Je suis l’esclave de Allah ». C’est une reconnaissance de sa part qu’il était un esclave de Allah le Créateur du monde. La significations de sa parole : (wa ja^alani moubarakan ‘aynama kountou) qui signifie : « Il a fait que je sois béni où que je sois » est qu’Il a fait que je sois utile et profitable, j’enseigne le bien où que je me dirige.
Mes frères de foi, ^Iça –Jésus– ^alayhi s-salam a appelé son peuple à l’adoration de Allah
Lui seul et à ne pas Lui attribuer d’associés. Mais
beaucoup l’ont démenti et l’ont envié. Ils
ont dit qu’il était sorcier. Ils furent peu nombreux ceux
qui ont cru en lui. ^Iça ^alayhi s-salam
est donc un prophète messager. Il est venu avec la religion de
la vérité et de la bonne-guidée, la religion de
l’Islam. C’est la religion éminente avec laquelle
sont venus tous les prophètes depuis 'Adam jusqu’à Mouhammad, que Allah les honore et les élève davantage en degrés.
Donc Allah fit parler ^Iça alors âgé de quarante jours ; il dit :
(inni ^abdou l-Lahi ‘ataniya l-kitaba wa ja^alani nabiyya ; wa ja^alani moubarakan ‘aynama kountou wa ‘awsani bi s-salati wa z-zakati ma doumtou hayya ; wa barran bi walidati wa lam yaj^alni jabbaran chaqiyya ; wa s-salamou ^alayya yawma woulidtou wa yawma ‘amoutou wa yawma ‘oub^athou hayya)
Ce qui signifie : « Je suis l'esclave de Allah.
Il m'a révélé le Livre. Il a fait de moi un
prophète. Il m'a béni où que je sois. Il m'a
prescrit la prière et la zakat tant que je serai vivant et la bienfaisance envers ma mère et Il n'a pas fait de moi un oppresseur ni un malheureux [dans l'au-delà]. Que la paix soit sur moi le jour de ma naissance, le jour de ma mort et le jour où je serai ressuscité vivant
», [sourat Maryam / 30 à 33].
Allah lui fit prononcer ces paroles comptées, la sagesse en cela étant que la nuisance qui avait atteint Maryam, ainsi que Zakariyya – sous la protection de qui Maryam était – et sa famille allait ainsi être allégée. En effet, lorsque Maryam
fut enceinte, les gens l'accusèrent à tort, et eurent
à tort de mauvaises pensées à l'égard de Zakariyya aussi.
Il est d'autres sagesses encore, parmi lesquelles que cela fût
une annonce de ce qu’il allait en être de ^Iça ultérieurement. Ainsi, Allah sait que ^Iça
plus tard, après qu’il aurait vécu ses
années d’enfance, recevrait la révélation et
appellerait alors les gens à croire en Allah l'Unique, Celui Qui n'a pas d'associé, et à croire qu'il est, lui ^Iça l'esclave de Allah et Son messager.
Allah ta^ala fit parler ^Iça dès le berceau. Ce fut là un signe annonciateur de ce que Al-Macih –Jésus– allait être dans le futur : un homme appelant à adorer Allah ta^ala, comme le furent avant lui les premiers prophètes. Les paroles que ^Iça
prononça enfant se furent comme sont prononcées des
paroles normales. Mais après qu’il eut dit ces mots, il
revint à l'état dans lequel il avait été
avant cela, et n'a plus reparlé avant d’avoir atteint
l'âge où les enfants commencent à parler. Allah ta^ala est tout-puissant, et rien ne saurait Le rendre incapable.
Maryam alla avec son fils ^Iça
en Egypte. Il vécut là-bas douze ans, apprit
l'écriture et entra à l'école primaire. Puis, ils
retournèrent tous deux en terre de Palestine.
Plus tard,
la révélation descendit sur lui et il commença
à dire aux gens : "ô gens, adorez Allah uniquement, ne Lui associez rien et croyez que je suis le Messager de Allah pour vous". Douze personnes crurent en lui ; on les appelle les apôtres (al-hawariyyoun). Puis il les envoya dans les régions et leur ordonna d'appeler à l'adoration de Allah uniquement et à ne rien Lui associer.
Notre maître Al-Macih
–Jésus– vécut sur terre environ trente ans.
Il passait son temps à se déplacer pour appeler les gens
à l'Islam. Il s'habillait de laine non tissée et se
nourrissait de ce qui pousse sur les arbres, c'est-à-dire des
fruits de la terre. Il couchait là où le soir le
trouvait, soit dans la mosquée, maison d'adoration de Allah, soit dans la campagne.
Un jour, il invoqua Allah pour qu'Il fasse revivre un des rois qui, étant mort, était porté sur un cercueil. Allah
l'a fait revivre. Il passa aussi sa main honorée sur le visage
d'un homme aveugle de naissance et celui-ci recouvra la vue. Et il
guérit un homme atteint de la lèpre.
Les mécréants des fils de Isra’il
virent tout cela, le vérifièrent et s'en
assurèrent, mais ils s'entêtèrent et
s'enorgueillirent. Parmi eux, certains avaient été
croyants auparavant, mais ils apostasièrent en accusant ^Iça de mensonge.
Les mécréants des fils de Isra’il complotèrent contre notre maître ^Iça et voulurent le tuer. Mais avant qu'ils n'arrivent à lui, Allah ta^ala
lui a révélé qu'Il l'élèverait au
ciel et le sauverait de ceux qui avaient mécru. Avant que les
mécréants des fils de Isra’il
n'entrent à l'endroit où il se trouvait, il y avait avec
lui douze personnes de ses élèves musulmans.
En effet, Ibnou Abi Hatim et An-Naça'iyy ont rapporté que Ibnou ^Abbas a dit : "^Iça était avec douze de ses compagnons dans une maison puis il dit : "Il y a parmi vous qui deviendra mécréant après avoir été musulman ". Puis il dit : "Lequel
d'entre vous est-il prêt à recevoir mon apparence,
à être tué à ma place et être mon
compagnon au paradis ? " Un jeune homme se leva, le plus jeune d'entre eux et dit : " Moi ". Il lui dit : " Assieds-toi ". Puis il répéta la question et le plus jeune se leva de nouveau, il lui dit : "Assieds-toi ". Puis il répéta la question et le jeune se leva une troisième fois. Il lui dit alors : " Ce sera toi ". Il reçut donc l'apparence de ^Iça. Le jeune homme fut saisi et crucifié alors que ^Iça
avait été élevé par une lucarne de la
maison et qu'un groupe de mécréants des fils de Isra’il
était venu saisir le jeune homme. Ils le tuèrent donc en
le crucifiant. Ils tuèrent ce jeune homme musulman croyant. Et
ils ont diffusé qu'ils avaient tué le Messie (Al-Macih ) et qu'ils l'avaient crucifié. Certains gens les crurent en cela.
Allah
ta^ala
dit :
{ وَمَا قَتَلُوهُ وَمَا صَلَبُوهُ وَلَـكِن شُبِّهَ لَهُمْ }
(wa ma qatalouhou wa ma salabouhou wa lakin choubbiha lahoum )
Ce qui signifie : " Ils ne l'ont ni tué ni crucifié mais ils furent trompés par la ressemblance ", [sourat An-Niça' / 157].
En vérité, notre maître ^Iça
ne fut ni tué ni crucifié et il est toujours vivant dans
le ciel. Avant le jour du jugement, il descendra sur terre et vivra
quarante ans. L'Islam s'étendra sur la terre après sa
descente. Il gouvernera selon la loi (Chari^ah) du Qour'an, la loi de notre maître Mouhammad. Et notre maître Mouhammad a interprété la parole
de Allah ta^ala :
{ وَإِنَّهُ لَعِلْمٌ لِّلسَّاعَةِْ }
(wa ‘innahou la^ilmoun li s-sa^ah)
[sourat Az-Zoukhrouf / 61] ce qui signifie : "Et c'est un signe de l'heure", par la descente de ^Iça fils de Maryam avant le jour dernier.
Le Prophète Mouhammad Salla
l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
« الأنبياء إخوة
لعلات دينهم واحد و أمهاتهم شتى و أنا أولى الناس بعيسى بن مريم ليس بيني و بينه نبي و إنه نازل »
Ce
qui signifie : « Les
Prophètes sont comme des frères du même
père, leur religion est la même et leurs lois
diffèrent, j'enseigne la même religion que ^Iça fils de Maryam il n'y a pas entre lui et moi de Prophète et il va descendre », rapporté
par Al-Boukhariyy.
Ce qui diffère ce sont les lois tel que le
nombre de prières, la Zakat…mais leur religion
est la même.
Ceux qui suivirent ^Iça étaient musulmans. Ils croyaient en Allah l'Unique et croyaient en ^Iça, que ^Iça était l'esclave de Allah et Son messager. Ils priaient et jeûnaient pour l'agrément de Allah ta^ala.
Ils priaient en se prosternant et en s'inclinant et ils faisaient des
ablutions. Ceux-là constituaient sa communauté et ils ont
vécu, après que ^Iça fut
élevé au ciel, en suivant sa guidée, ses
enseignements et sa voie durant deux cents ans. Ensuite la
déviation s'est propagée parmi eux, et le nombre des
croyants d'entre eux s'amenuisa peu à peu, et les autres, ceux
qui adoraient ^Iça, augmentèrent en nombre.
Puis arriva un homme du nom de Constantin (Qistantin)
qui était à l'origine idolâtre. Il se convertit
à cette religion déviée et les enfonça
davantage dans l'égarement qui s'étendit par sa cause au
point qu'ils dévoilaient ouvertement dans une grande partie de
leur pays et de leurs lieux de culte l'adoration d'autre que Allah.
Quant aux disciples véridiques de ^Iça
qui étaient restés sur l'Islam, leur nombre s'affaiblit
intensément et ils allèrent se réfugier dans les
montagnes. Certains d'entre eux construisaient dans les montagnes une
cabane ou bien habitaient une grotte et se nourrissaient des feuilles
d'arbres et de plantes, en fuyant les gens des villes qui avaient
apostasié, qui commettaient le péché et
l'injustice. Puis, ceux-là même s'éteignirent aussi
et il n'en resta plus aucun après cela, ni dans les montagnes ni
dans les villes. Ceci advint avant que ne soit envoyé notre
maître Mouhammad.
Trois cents ans après l'élévation de ^Iça au ciel, le nombre de ceux qui falsifièrent la religion du Messie ( Al-Macih )
avait augmenté et le nombre des autres, ceux qui étaient
sur l'Islam avait diminué de façon flagrante.
Après un peu plus de cinq cents ans, il ne resta pas un de ces
musulmans croyants.
Le peuple de Mouça ne se maintint pas dans l'Islam comme s'est maintenu la communauté de Mouhammad. La communauté de Mouhammad s'est maintenue dans l'Islam pendant plus de mille quatre cents ans jusqu'à nos jours. Une grande partie du peuple de Mouça avait apostasié après des centaines d'années et lorsque arriva le Messie (Al-Macih), ils l'accusèrent de mensonge et sortirent ainsi de l'Islam.
Les esclaves de Allah
doivent croire au prophète qui succède à celui qui
l'a précédé. Il ne leur est pas permis de lui dire
: "Nous suivions le prophète précédent, nous ne te
reconnaissons pas". Il leur était donc obligatoire, lorsque le
Messie (Al-Macih) apparut et effectua des miracles, de le suivre.
Les prophètes ne se contredisent pas les uns les autres. Chacun
d'eux ordonnait de croire en les autres prophètes, et il incombe
aux gens de suivre la loi (chari^ah) du prophète de leur temps.
La religion révélée par Allah est unique et la croyance est unique ; c'est la croyance en Allah et en le messager qu'Il a envoyé, en les anges, en le jour dernier, en les livres célestes que Allah
a révélés à certains de Ses
prophètes, ainsi qu'en la destinée qu'elle soit du bien
ou du mal, c'est-à-dire que tout ce qui arrive dans ce monde,
que ce soit du bien ou du mal, a lieu par la prédestination de Allah.
Ainsi, le bien parmi les actions des esclaves est aimé et
agréé par Lui et le mal parmi les actions des esclaves
n'est ni aimé ni agréé par Lui. C'est la croyance
aussi que Allah est le Créateur de toute chose
et qu'Il ne ressemble pas aux créatures, qu’Il n’est
pas un corps et qu’Il existe sans endroit et sans direction. Il
est donc du devoir de toute personne responsable (moukallaf) de croire en tout cela.
Parmi les recommandations données par le Messie (Al-Macih) à ceux qui l'ont suivi, il leur a dit : "Viendra après moi un prophète, du nom de 'Ahmad (un des noms du Prophète Mouhammad ); croyez en lui et suivez-le lorsqu'il apparaîtra ".
Allah ta^ala dit :
{ وَإِذْ قَالَ عِيسَى ابْنُ مَرْيَمَ يَا بَنِي إِسْرَائِيلَ إِنِّي رَسُولُ
اللَّهِ إِلَيْكُم مُّصَدِّقًا لِّمَا بَيْنَ يَدَيَّ مِنَ التَّوْرَاةِ
وَمُبَشِّرًا بِرَسُولٍ يَأْتِي مِن بَعْدِي اسْمُهُ أَحْمَدُ }
Ce qui signifie : " ^Iça fils de Maryam dit : ô vous les fils de 'Isra'il je suis l'envoyé de Allah
pour vous confirmant la véracité de la thora et
annonçant la bonne nouvelle d'un Prophète qui viendra
après qui s'appelle Ahmad ", [sourat As-Saf/6].
Parmi ceux qui avaient entendu la recommandation du Messie (Al-Macih ), il y avait un des jinn
croyants. A son tour, ce dernier en informa un groupe d'hommes du
Yémen qui avaient quitté leur pays et s'étaient
arrêtés en un endroit, avant que le nom du Messager de Allah, Mouhammad
ne soit connu dans le monde entier. Il est arrivé que ces gens
dormirent dans la campagne et à la fin de la nuit, l'un d'eux, Al-Ja^dou Ibnou Qays, entendit la voix de quelqu'un qui appelait – c’était la voix du jinn – mais sans le voir, et qui disait :
Ôvoyageurs qui avez fait une halte de nuit, transmettez,
une fois que vous serez arrêtés à Al-Hatim et au puits de zamzam,
à Mouhammad l'Envoyé un salut de notre part,
qui l'accompagnera où qu'il aille et se dirige,
et dites-lui : nous sommes des partisans de ta religion,
cela nous a été commandé par Al-Macih fils de Maryam.
Ce jinn était croyant et avait vécu du temps de Al-Macih
avant qu'il ne monte au ciel. Il avait entendu ses paroles, avait cru
en lui et embrassé l'Islam. Par la suite, il connut notre
maître Mouhammad, le vit et crut en lui avant
que ces gens qui étaient en route du Yémen vers la Mecque
pour des affaires de ce bas monde ne le connaissent.
Quant à celui qui
avait entendu l'appel, lorsqu'il entra à La Mecque, il s'enquit du
Prophète jusqu'à ce qu'on le lui montre. Alors il le rencontra, crut en
lui et embrassa l'Islam ;
[Al-Hatim est un endroit à la Mecque].
Notre maître Mouhammad Salla
l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
«
من شهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له و أن محمدا عبده و رسوله أن
عيسى عبد الله و رسوله و كلمته ألقاها إلى مريم و روح منه و الجنة حق و
النار حق أدخله الله الجنة على ما كان من العمل »
( man chahida ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou wahdahou la charika lah ; wa ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa raçoulouh ; wa ‘anna ^Iça ^abdou l-Lahi wa raçoulouh ; wa kalimatouhou ‘alqaha ’ila Maryama wa rouhoun minh ; wa l-jannata haqqoun wa n-nara haqq ; ‘adkhalahou l-Lahou l-jannata ^ala ma kana mina l-^amal )
ce qui signifie : « Celui qui témoigne qu’il n’est de dieu que Allah Qui Lui seul n'a pas d'associé, que Mouhammad est Son esclave et Son messager, que ^Iça est l’esclave de Allah et Son messager, qu’il est la bonne nouvelle annoncée à Maryam, que son âme est honorée selon le jugement de Allah, et que le paradis est une vérité et que l’enfer est une vérité, Allah le fait entrer au paradis même s’il commettait les grands péchés ».
Ô Allah,
fais que nous persévérions sur la religion
éminente de l’Islam. Fais-nous entrer au paradis avec les
premiers à y entrer, les pieux, ô Toi le Seigneur des
mondes.
[Salla
l-Lahou ^alayhi wa sallam
veut dire que Dieu l'élève d'avantage en degré et
qu'Il préserve sa communauté de ce que le
Prophète craint pour elle ; ainsi la langue arabe est riche et
le mot salla a plusieurs sens et ici il ne veut pas dire prier mais élever en degré].
La louange est à Allah,
le Créateur du monde.
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